Blog sur les événements organisés par la paroisse

3ème dimanche de carême                  Évangile de la Samaritaine

 LECTURES DE LA MESSE PREMIÈRE LECTURE     

                      Lecture du livre de l’Exode ( 17, 3-7)

 

En ces jours-là, dans le désert, le peuple, manquant d’eau, souffrit de la soif.
Il récrimina contre Moïse et dit : « Pourquoi nous as-tu fait monter d’Égypte ?
Était-ce pour nous faire mourir de soif avec nos fils et nos troupeaux ? » Moïse cria vers le Seigneur : « Que vais-je faire de ce peuple ? Encore un peu, et ils me lapideront ! »
    Le Seigneur dit à Moïse : « Passe devant le peuple, emmène avec toi plusieurs des anciens d’Israël, prend en main le bâton avec lequel tu as frappé le Nil, et va !
Moi, je serai là, devant toi, sur le rocher du mont Horeb.
Tu frapperas le rocher, il en sortira de l’eau, et le peuple boira ! »
Et Moïse fit ainsi sous les yeux des anciens d’Israël.  Il donna à ce lieu le nom de Massa (c’est-à-dire : Épreuve) et Mériba (c’est-à-dire : Querelle), parce que les fils d’Israël avaient cherché querelle au Seigneur, et parce qu’ils l’avaient mis à l’épreuve, en disant :
« Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »  – Parole du Seigneur.

MEDITATIONS

Le peuple souffre du désert et du manque d’eau dans sa vie. Il faut un coupable.

Moïse prend peur. Il crie vers Dieu.

Dieu le renvoie à sa responsabilité. Il lui rappelle sa présence indéfectible à ses côtés.

Le Seigneur se présente comme ce Rocher d’où jaillit l’eau vive indispensable à la vie.

Le croyons-nous ? « Le Seigneur est-il au milieu de nous, oui ou non ? »

 

PSAUME : Avec le psalmiste prions  /

(Ps 94 (95), 1-2, 6-7ab, 7d-8a.9)

R/ Aujourd’hui, ne fermez pas votre cœur,

mais écoutez la voix du Seigneur ! (cf. Ps 94, 8a.7d)

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut !
Allons jusqu’à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le !

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.
Oui, il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu’il conduit.

Aujourd’hui écouterez-vous sa parole ? « Ne fermez pas votre cœur comme au désert,
où vos pères m’ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit. »

 

 

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la lettre de saint Paul Apôtre aux Romains5, 1-2.5-8)

Frères, nous qui sommes devenus justes par la foi, nous voici en paix avec Dieu
par notre Seigneur Jésus Christ, lui qui nous a donné, par la foi,
l’accès à cette grâce dans laquelle nous sommes établis ; et nous mettons notre fierté
dans l’espérance d’avoir part à la gloire de Dieu.
    Et l’espérance ne déçoit pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs
par l’Esprit Saint qui nous a été donné.
    Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu,
est mort pour les impies que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste,
c’est déjà difficile ; peut-être quelqu’un s’exposerait il à mourir pour un homme de bien.
    Or, la preuve que Dieu nous aime c’est que le Christ est mort pour nous, alors que nous étions encore pécheurs.

    – Parole du Seigneur.

 

 

CONTEMPLONS LA GRANDEUR DU MYSTERE DE VIE, que nous révèle Jésus, le Christ.

Je vous invite à reprendre phrase par phrase cette lettre de St Paul et de rester quelques secondes en silence pour se pénétrer de ce qui nous est dit et de Jésus et de la capacité qu’il nous donne d’être à son image.

 

 

ÉVANGILE

Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur.
Tu es vraiment le Sauveur du monde, Seigneur ! Donne-moi de l’eau vive : que je n’aie plus soif.
Gloire au Christ, Sagesse éternelle du Dieu vivant. Gloire à toi, Seigneur. (Évangile de

Jésus Christ selon saint Jean  ( 4, 5-42)

En ce temps-là, Jésus arriva à une ville de Samarie, appelée Sykar,
près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph  Là se trouvait le puits de Jacob.
Jésus, fatigué par la route, s’était donc assis près de la source. C’était la sixième heure, environ midi  Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau.
Jésus lui dit : « Donne-moi à boire. » – En effet, ses disciples étaient partis à la ville
pour acheter des provisions   La Samaritaine lui dit :
« Comment ! Toi, un Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine ? »
– En effet, les Juifs ne fréquentent pas les Samaritains.
    Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : ‘Donne-moi à boire’, c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. »
    Elle lui dit : « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond.
D’où as-tu donc cette eau vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob
qui nous a donné ce puits et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? »
    Jésus lui répondit  « Quiconque boit de cette eau
aura de nouveau soif   mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai
n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai
deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle. »
    La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau,
que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser. »
    Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens. »
    La femme répliqua : « Je n’ai pas de mari. »
Jésus reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari  des maris, tu en a eu cinq,
et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari ;
là, tu dis vrai.   La femme lui dit :
« Seigneur, je vois que tu es un prophète !.  Eh bien ! Nos pères ont adoré sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut adorer est à Jérusalem. »
    Jésus lui dit « Femme, crois-moi : l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père.  Vous, vous adorez ce que vous ne connaissez pas ;
nous, nous adorons ce que nous connaissons, car le salut vient des Juifs.
    Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père.
    Dieu est esprit et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer. »
    La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ.
Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses. »
    Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle. »
    À ce moment-là, ses disciples arrivèrent ; ils étaient surpris de le voir parler avec une femme.
Pourtant, aucun ne lui dit : « Que cherches-tu ? » ou bien : « Pourquoi parles-tu avec elle ? »

    La femme, laissant là sa cruche, revint à la ville et dit aux gens :  « Venez voir un homme qui m’a dit tout ce que j’ai fait. Ne serait-il pas le Christ ? »
    Ils sortirent de la ville, et ils se dirigeaient vers lui.

    Entre-temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger. »  Mais il répondit :
« Pour moi, j’ai de quoi manger : c’est une nourriture que vous ne connaissez pas. »
    Les disciples se disaient entre eux : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? »
    Jésus leur dit : « Ma nourriture,
c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre.  Ne dites-vous pas :
‘Encore quatre mois et ce sera la moisson’ ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant,  le moissonneur reçoit son salaire : il récolte du fruit pour la vie éternelle, si bien que le semeur se réjouit en même temps que le moissonneur.
    Il est bien vrai, le dicton : ‘L’un sème, l’autre moissonne.’
    Je vous ai envoyés moissonner ce qui ne vous a coûté aucun effort ; d’autres ont fait l’effort,
et vous en avez bénéficié. »

    Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause de la parole de la femme
qui rendait ce témoignage : « Il m’a dit tout ce  que j’ai fait. »
    Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y demeura deux jours.
    Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de sa parole à lui,
    et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons :
nous-mêmes, nous l’avons entendu, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde. »

 

 

    – Acclamons la Parole de Dieu.

REGARDONS CE TABLEAU /

Comme un tableau de maître, nous le contemplons. Il se livre à nous-mêmes et nous dit : « Et toi, où en es-tu ? Qui es-tu ?

Jésus, comme nous, fatigué, affamé (les apôtres sont partis achetés du pain), assoiffé, (Il s’arrête auprès d’un puits, mais il n’a rien pour tirer de l’eau). Il a besoin de cette femme : ‘Donne-moi à boire »

Une femme, hors norme : que fait-elle à l’heure la plus chaude du jour hors de chez elle ? Mais une femme qui ne manque ni d’audace, ni de pertinence, ni de questionnement, ni de disponibilité d’accueil.

Des disciples toujours esclaves du quotidien. Le pain matériel, les bonnes formes (on ne parle pas à une femme, en plein jour et qui plus est, est étrangère.

Le dialogue entre Jésus et la femme va nous conduire à nous poser les mêmes questions que la femme :

-       Où se situe le véritable culte, chez nous ou chez les autres (En Samarie ou à Jérusalem ?)

-       D’où jaillit l’eau vive capable d’étancher la vraie soif de l’homme ?

La réponse de Jésus : Le vrai culte n’est ni à Jérusalem ni en Samarie. Le vrai culte « est en esprit et en vérité »

Ici toute notion de frontières et de religions disparaît. Seul existe celui qui se tourne vers Dieu en esprit et vérité. Voilà la source de l’universel qui est autre que la mondialisation.

Bien plus, Jésus fait entendre que le « culte en esprit et vérité » est « l’eau vive ».

Et l’eau vive, c’est Lui : « Moi, qui te parle » lui dit-il ?

La samaritaine, femme disciple, devient missionnaire. Elle laisse là sa cruche. Elle Va annoncer un 7ème homme (Elle en en a déjà eu 6, et l’actuel n’est pas son mari), un 7ème homme qui lui a dit tout ce qu’elle avait fait.

Ils viennent, comme au martin de Pâques, ils voient l’homme, ils l’écoutent et croient en lui.

 

La femme (disciple) a fait son travail de disciple. La foi relève du don de Dieu.



19 mars : Fête de Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

Fête de Saint Joseph, époux de la Vierge Marie

EVANGILE

« Joseph fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit » (Mt 1, 16.18-21.24a)

Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle fut engendré Jésus, que l’on appelle Christ.

    Or, voici comment fut engendré Jésus Christ :
Marie, sa mère, avait été accordée en mariage à Joseph ;avant qu’ils aient habité ensemble,
elle fut enceinte par l’action de l’Esprit Saint.
    Joseph, son époux, qui était un ho
    Comme il avait formé ce proj
mme juste, et ne voulait pas la dénoncer publiquement,
décida de la renvoyer en secret.
et, voici que l’ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit :
« Joseph, fils de David,  ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse, puisque l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint ; elle enfantera un fils, et tu lui donneras le nom de Jésus
(c’est-à-dire : Le-Seigneur-sauve), car c’est lui qui sauvera son peuple de ses péchés. »

    Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l’ange du Seigneur lui avait prescrit.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

Méditation :

1 – Contemplons comment Dieu agit dans notre histoire pour notre salut

            Dieu n’est pas à distance de notre histoire. Il s’inscrit dans notre histoire marquée par son aspiration à vivre et par ses contradictions destructives.

            Nous pouvons regarder comment fonctionne notre monde aujourd’hui ? Ses attentes ; les moyens qu’ils se donnent pour les satisfaire ; ses réussites ; ses impasses.

 

2 – La figure de Joseph.  

            Homme ordinaire, issu de la famille, de Jacob,

 Époux d’une jeune fille, appelée, Marie.

Il est décrit comme juste, discret, attentif à s’en remettre à la volonté de Dieu. Il a à prendre de graves décisions :  

Garder avec lui une fiancée vierge mais enceinte

Obéir à l’édit de l’empereur pour le recensement de la population à Jérusalem.

Assurer la protection de l’enfant et de sa mère au cours de ce déplacement

Fuir en Egypte pour protéger la vie de l’enfant Jésus, de la cruauté d’Hérode.

 

3 – Les décisions de Joseph sont prises dans un temps d’arrêt, de silence, de sommeil, « en songe », nous dit-on. 

            Ceci nous dit que Joseph n’en fait pas à sa tête. Chez lui, la décision vient de Dieu. Il l’accueille et l’accomplit dans des actes tout humains :

-       Sauvegarder la vie de sa fiancée

-       Obéir à l’autorité publique, l’édit de César.

-       Veiller à la naissance de Jésus en père adoptif.

Se mettre à l’écart, en Egypte, le temps que passe la cruauté du Mal qui devait faire périr l’enfant.

 

Vraiment Joseph nous apparaît comme le Père de « l’INNATENDU »

 

4 – Aujourd’hui, ne sommes-nous pas dans la situation de Joseph, « situation Inattendue » ?

Saint Joseph nous invite à l’accueil de l’inattendu, à la confiance en un Dieu qui s’inscrit dans notre histoire pour la conduire vers la VIE.

Joseph est un des premiers disciples du  « Crucifié-Ressuscité » «Epreuve – Vie »

 

Prière à Saint Joseph :

Ô glorieux Saint Joseph, chef de la Sainte Famille de Nazareth, si zélé à pourvoir à tous ses besoins, 
étends sur nos familles, nos proches et nos communautés ta tendre sollicitude, 
prends sous ta conduite toutes les affaires spirituelles et temporelles qui les concernent, 

et fais que leur issue soit pour la gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Amen.”

 

Père Finet, fondateur des Foyers de Charité avec Marthe Robin



4ème dimanche de Carême                Évangile de l'aveugle -né

Jésus rend la vue.

Ce texte d’évangile est un peu long. Pour le rendre plus accessible, je vous invite à le lire en famille en donnant à chacun de faire un personnage : Jésus, l’aveugle, les disciples, les Juifs et bien sûr un lecteur.

 

Évangile selon saint Jean, 9, 1-41

   En ce temps-là, en sortant du Temple, Jésus vit sur son passage un homme aveugle de naissance.
    Ses disciples l’interrogèrent : « Rabbi, qui a péché, lui ou ses parents, pour qu’il soit né aveugle ? »  Jésus répondit : « Ni lui, ni ses parents n’ont péché. Mais c’était pour que les œuvres de Dieu se manifestent en lui. Il nous faut travailler aux œuvres de Celui qui m’a envoyé, tant qu’il fait jour ; la nuit vient où personne ne pourra plus y travailler Aussi longtemps que je suis dans le monde, je suis la lumière du monde. »   Cela dit, il cracha à terre et, avec la salive, il fit de la boue ;
puis il appliqua la boue sur les yeux de l’aveugle,  et lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé »
– ce nom se traduit : Envoyé. L’aveugle y alla donc, et il se lava ; quand il revint, il voyait.

    Ses voisins, et ceux qui l’avaient observé auparavant – car il était mendiant – dirent alors :
« N’est-ce pas celui qui se tenait là pour mendier ? »
    Les uns disaient :« C’est lui. » Les autres disaient : « Pas du tout, c’est quelqu’un qui lui ressemble. » Mais lui disait : « C’est bien moi. »
    Et on lui demandait : « Alors, comment tes yeux se sont-ils ouverts ? »
    Il répondit : « L’homme qu’on appelle Jésus a fait de la boue, il me l’a appliquée sur les yeux et il m’a dit : ‘Va à Siloé et lave-toi.’ J’y suis donc allé et je me suis lavé ;alors, j’ai vu. »
    Ils lui dirent : « Et lui, où est-il ? » Il répondit : « Je ne sais pas. »

    On l’amène aux pharisiens, lui, l’ancien aveugle.
    Or, c’était un jour de sabbat que Jésus avait fait de la boue et lui avait ouvert les yeux.
    À leur tour, les pharisiens lui demandaient comment il pouvait voir.
 « Il m’a mis de la boue sur les yeux, je me suis lavé, et je vois. »
    Parmi les pharisiens, certains disaient : « Cet homme-là n’est pas de Dieu, puisqu’il n’observe pas le repos du sabbat. »
D’autres disaient : « Comment  peut-il accomplir des signes pareils ? » Ainsi donc ils étaient divisés.
    Alors ils s’adressent de nouveau à l’aveugle : « Et toi, que dis-tu de lui, puisqu’il t’a ouvert les yeux ? » Il dit : « C’est un prophète. »
    Or, les Juifs ne voulaient pas croire que cet homme avait été aveugle et que maintenant il pouvait voir. C’est pourquoi ils convoquèrent ses parents et leur demandèrent : « Cet homme est bien votre fils, et vous dites qu’il est né aveugle ? Comment se fait-il qu’à présent il voie ? »
    Les parents répondirent : « Nous savons bien que c’est notre fils, et qu’il est né aveugle.
    Mais comment peut-il voir maintenant, nous ne le savons pas ; et qui lui a ouvert les yeux,
nous ne le savons pas non plus. Interrogez-le, il est assez grand pour s’expliquer.
 »
    Ses parents parlaient ainsi parce qu’ils avaient peur des Juifs.
En effet, ceux-ci s’étaient déjà mis d’accord pour exclure de leurs assemblées tous ceux qui déclareraient publiquement que Jésus est le Christ.
    Voilà pourquoi les parents avaient dit : « Il est assez grand, interrogez-le ! »

    Pour la seconde fois, les pharisiens convoquèrent l’homme qui avait été aveugle, et ils lui dirent :
« Rends gloire à Dieu ! Nous savons, nous, que cet homme est un pécheur. »
    Il répondit :« Est-ce un pécheur ? Je n’en sais rien. Mais il y a une chose que je sais :
j’étais aveugle, et à présent je vois. »
    Ils lui dirent alors : « Comment a-t-il fait pour t’ouvrir les yeux ? »
    Il leur répondit : « Je vous l’ai déjà dit, et vous n’avez pas écouté. Pourquoi voulez-vous m’entendre encore une fois ? Serait-ce que vous voulez, vous aussi, devenir ses disciples ? »
    Ils se mirent à l’injurier : « C’est toi qui es son disciple ; nous, c’est de Moïse que nous sommes les disciples. Nous savons que Dieu a parlé à Moïse ; mais celui-là, nous ne savons pas d’où il est. »
    L’homme leur répondit : « Voilà bien ce qui est étonnant ! Vous ne savez pas d’où il est, et pourtant il m’a ouvert les yeux. Dieu, nous le savons, n’exauce pas les pécheurs, mais si quelqu’un l’honore et fait sa volonté, il l’exauce Jamais encore on n’avait entendu dire que quelqu’un ait ouvert les yeux à un aveugle de naissance. Si lui n’était pas de Dieu, il ne pourrait rien faire. »
    Ils répliquèrent  « Tu es tout entier dans le péché depuis ta naissance, et tu nous fais la leçon ? »
Et ils le jetèrent dehors.

    Jésus apprit qu’ils l’avaient jeté dehors Il le retrouva et lui dit : « Crois-tu au Fils de l’homme ? »
    Il répondit : « Et qui est-il, Seigneur, pour que je croie en lui ? »
    Jésus lui dit : « Tu le vois, et c’est lui qui te parle. »
    Il dit : « Je crois, Seigneur ! » Et il se prosterna devant lui.

    Jésus dit alors : « Je suis venu en ce monde pour rendre un jugement : que ceux qui ne voient paspuissent voir, et que ceux qui voient deviennent aveugles. »
    Parmi les pharisiens, ceux qui étaient avec lui entendirent ces paroles et lui dirent :
« Serions-nous aveugles, nous aussi ? »
    Jésus leur répondit : « Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites : ‘Nous voyons !’, votre péché demeure. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.

Regards sur ce récit :

1 - Que font ou disent les personnages :

Les disciples et parents en jaune    

Jésus en violet

 L’aveugle en vert  

Les Juifs en bleu (Attention ! il s’agit ici des autorités religieuse juives de l’époque)

 

2 – A la lumière de vos découvertes :

Qui sont les véritables aveugles ? Pourquoi ?

De toutes ces personnes, qui est sans doute le plus clairvoyant ? Pourquoi ?

 

3 Notons ;

1 - la mentalité de l’époque et peut-être encore la nôtre aujourd’hui.

- Avoir un handicap ou une maladie était signe de péché et de châtiment divin.

2 – Jésus se présente comme la Lumière du monde. IL Touche les yeux de l’aveugle avec de la salive (La salive est de l’ordre du sang). Poser ce geste est pour Jésus significatif de vouloir donner à l’aveugle la lumière qui est en lui. Notons que Jésus n’est pas intéressé de savoir qui est coupable. Il n’entre pas non plus dans les querelles ici présentes.  Il exprime sa compassion, libère, guérit, fait naître la foi qui donne le salut.  « Crois-tu au Fils de l’Homme ? »

3 – Notons la simplicité de ce qui est demandé à l’aveugle : « va te laver ».

C’est à notre portée. Obéir tout simplement et accomplir les gestes simples qui protègent et guérissent. 

4 – l’enfermement des « Juifs » (leur refus de reconnaître et d’apprendre d’un autre). L’enfermement, le contraire d’un cœur disponible et libre

5-  La peur des parents qui botte en touche.

6 – La progression de la foi de l’aveugle-né, sa clairvoyance, sa force de témoignage, son humour : « Voulez-vous devenir ses disciples vous-aussi ? ».

 

3 – Pour retrouver la vue…… ?      - LA FOI, la confiance, la disponibilité du cœur.

L’aveugle de naissance a mis sa confiance en un homme sans savoir qui il était.

Il a claire conscience que personne ne peut rendre la vue à quelqu’un s’il ne vient pas de Dieu. « C’est un prophète ».  De là à dire que cet homme est Dieu lui-même, il y a encore un passage à vivre.

IL faudra la question de Jésus : « Crois-tu au Fils de l’Homme ? »

et sa proclamation : « Je le suis, MOI, qui te parle ».

Pour un croyant : Cette expression rappelle la révélation du Nom de Dieu à Moïse au buisson ardent.  « JE SUIS ». « Ego eimi ». C’est le Dieu sauveur, libérateur ; qui envoie et marche avec son peuple.

Maintenant  le « nouveau–voyant » sait que celui qui lui a rendu la vue est « le Fils de l’Homme ».

 « Fils de l’Homme » est une expression utilisée par Jésus pour exprimer sa divinité.  

Alors Celui qui a retrouvé la vue, dans un nouvel élan de foi et de reconnaissance, se prosterne et adore.

N B : Demeure la terrible parole de Jésus sur ceux qui refusent de voir, de reconnaître.

« Si vous étiez aveugles, vous n’auriez pas de péché ; mais du moment que vous dites ‘nous voyons ‘, votre péché demeure ».

Autrement dit : « Il n’y pas pire aveugle que celui qui ne veut pas voir »

Pourra-t-il être guéri ???

 

5 –Appel à faire lumière en nous ?

-          « Vois si la lumière qui est en toi, n’est pas « ténèbres » ? »

-          Qu’est-ce qui me rend aveugle, mal voyant : mon ego, mes peurs, mes angoisses ?

-          Quels sont mes points lumières ?

-          Ai-je vraiment confiance, en Dieu, en l’homme ?

-          Quel temps d’action de grâces ?