Bienvenue sur le site de la paroisse catholique de Sainte Marie de Berg et Coiron, en Ardèche!

Cette communauté chrétienne est une subdivision du diocèse de Viviers, confiée à la charge du Père Gérard Colomb.

La paroisse est composée de 20 églises situées dans les villages de :

Balazuc, Berzème, Darbres, Freyssenet, Lanas, Lavilledieu, Lussas, Mirabel, Rochecolombe, Saint Andéol de Berg, Saint Germain, Saint Gineys en Coiron, Saint Jean le Centenier, Saint Laurent en Coiron, Saint Maurice d'Ardèche, Saint Maurice d'Ibie, Saint Pons, Sauveplantade, Villeneuve de Berg et Vogüé.

Paroisse sainte marie berg coiron eglise en ardèche

Vous trouverez sur ce site toutes les informations relatives à la vie des églises de la paroisse.

TEMPS D'ENTREE PAROISSIALE SAMEDI 9 OCTOBRE 2021 DE 14H à 18H30

4ème dimanche de Carême 

Le sacrement du Pardon

Le pardon est le fruit de l’Amour. « Il lui sera pardonné parce qu’elle a beaucoup aimé » dit Jésus. Lui-même,  du haut de la croix, son regard tourné vers le Ciel, demande à son Père d’accorder à ses bourreaux ce pour quoi il donne sa vie, le pardon des péchés : « Père, pardonne-leur, ils ne savent pas ce qu’ils font ». Le pardon est salut.

Le pardon suppose le désir d’apporter la paix, le désir de recréer une relation vraie avec celui qui a été offensé ou que l’on a offensé. En fait, il est le salut, vécu par Jésus jusqu'à l’extrême de l’amour : le don de soi au lieu de la recherche de soi.

Le pardon est signe de notre réconciliation non seulement avec le frère mais avec Dieu lui-même. Il n’y a pas de communion à Dieu sans accueil du frère, membre du Corps du Christ.

Le pardon est un acte  « en vérité ». Il n’est pas oubli. Le pardon exige la vérité. Il n’y a pas d’amour sans vérité comme il n’y a pas de vérité sans amour. Voilà pourquoi le psalmiste, à la vue du salut qui  vient de Dieu, s’écrie :

« Amour et Vérité s’embrassent ».

Le pardon est acte d’amour exigeant. Il demande humilité et abaissement comme le Christ en croix: « Tout Fils de Dieu qu’il était, il apprit par son abaissement , l’obéissance à son Père ».

Aujourd’hui le sacrement du Pardon continue la miséricorde de Dieu pour celui qui veut bien l’accueillir.  P. G.C.

 

 

 

 

 



Célébration à la Basilique Notre Dame d'Afrique de l'accueil de la dépouille de Monseigneur Henri Teissier, archevêque émérite d'Alger. 

TEMOIUGNAGE Mgr Henri TEISSIER, archevêque émerite d'Alger, décédé le 1er décembre 2020, par Sr Margron op sur RCF 13/12/2020

 

« Le Père Henri »

 

« Ce sont les Algériens que j’aime. » Cette déclaration n’est pas celle d’un séparatiste, d’un anti  européen, mais au contraire d’un frère universel, après Charles de Foucauld qu’il a rejoint le jour de sa fête, ce 1er décembre.

 

Henri Teissier, archevêque d’Alger, algérien depuis près de 60 ans et mort à 91 ans.

 

Henri Tessier, « vingtième bienheureux », comme le définit l’évêque d’Oran, Jean Paul Vesco, car son engagement fut totalement de même nature que celui des Bienheureux.

 

À la tête de l’Église en Algérie durant les années noires de la décennie 1990, où 19 de ses amis, religieux chrétiens dont Pierre Claverie, son frère évêque d’Oran, et les moines de Tibhirine, sont victimes du terrorisme, Henri Teissier rappelait qu’ils faisaient partie des 200 000 victimes algériennes de ces années de malheur.

 

Il n’oubliait jamais de dire qu’il y eut alors plus de 100 imams algériens victimes du terrorisme. Martyrs par seul amour : « Ce qui fait d’une mort un martyre, c’est la part d’amour qu’elle véhicule et la fidélité́ à Dieu et aux frères qu’elle exprime.

 

Le martyre implique une offrande de soi qui refuse la haine, l’appel à la vengeance et à la revanche, à la suite de Jésus » disait-il.

 

« Comme Marie au pied de la croix, le cœur d’Henri a été transpercé 19 fois par un glaive. Mais comme Marie au cénacle, cette épreuve n’a pas eu raison de son espérance contre toute espérance. Le pasteur, meurtri jusqu’à l’âme, est resté debout, pour la communauté », a insisté Mgr Jean Paul Vesco, dans l’homélie des obsèques d’Henri Teissier.

 

L’ambassadeur d’Algérie à Paris, Mohamed Antar Daoud, eut ses paroles : « L’Algérie perd l’un de ses dignes fils, le pleure et partage pleinement la douleur de sa famille et de tous ceux qui comptaient pour lui et l’appréciaient, lui, l’inlassable berger de la foi catholique chrétienne, épris d’humanité et pour qui les hommes, quels qu’ils soient et d’où qu’ils proviennent, étaient d’égale valeur ».

 

Jean Paul Vesco cita aussi ces paroles d’un ancien coopérant ayant vécu dans les années 1990 aux côtés d’Henri Teissier : « Le voir vivre et agir au quotidien a été un grand enseignement. Il m’a appris l’altérité, le dialogue, la persévérance, l’espérance, le courage, l’humilité, la résilience, l’amitié, la foi. »

 

« Heureux les doux car ils posséderont la terre », Henri Teissier a rejoint sa terre aimée, et en elle la terre nouvelle, la terre de Dieu avec ses 19 amis et compagnons et tant d’autres, de toutes confessions.

 

Cet homme, ces femmes et ces hommes, sauvent notre terre meurtrie de trop de barbaries par leur humanité totale, leur exigeante et décapante fraternité. Ils indiquent le chemin de l’espérance,  « une communion qui n’exclut personne. »

 

Véronique Margron op.