3ème dimanche de Pâques 2020

Méditation de la Parole de Dieu

 

Je lis la Parole de Dieu. On pourra dialoguer, si possible, l’évangile.

Auparavant, je me dispose à accueillir cette Parole.

Qui parle ? à Qui ?

Quel message ?

Pour quel appel ?

 

Après les textes, comme d’habitude quelques points d’accroche.

 PREMIÈRE LECTURE

Lecture du livre des Actes des Apôtres

Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, éleva la voix et leur fit cette déclaration : « Vous, Juifs, et vous tous qui résidez à Jérusalem, sachez bien ceci, prêtez l’oreille à mes paroles.  Il s’agit de Jésus le Nazaréen, homme que Dieu a accrédité auprès de vous en accomplissant par lui des miracles, des prodiges et des signes au milieu de vous, comme vous le savez vous-mêmes. Cet homme, livré selon le dessein bien arrêté et la prescience de Dieu, vous l’avez supprimé en le clouant sur le bois par la main des impies.
    Mais Dieu l’a ressuscité en le délivrant des douleurs de la mort, car il n’était pas possible qu’elle le retienne en son pouvoir  En effet, c’est de lui que parle David dans le psaume : Je voyais le Seigneur devant moi sans relâche : il est à ma droite, je suis inébranlable  C’est pourquoi mon cœur est en fête,
et ma langue exulte de joie ; ma chair elle-même reposera dans l’espérance :  tu ne peux m’abandonner au séjour des morts ni laisser ton fidèle voir la corruption.  Tu m’as appris des chemins de vie tu me rempliras d’allégresse par ta présence.

    Frères, il est permis de vous dire avec assurance, au sujet du patriarche David, qu’il est mort, qu’il a été enseveli, et que son tombeau est encore aujourd’hui chez nous. Comme il était prophète, il savait que Dieu lui avait  dit de faire asseoir sur son trône un homme issu de lui.
    Il a vu d’avance la résurrection du Christ dont il a parlé ainsi : Il n’a pas été abandonné à la mort,
et sa chair n’a pas vu la corruption. Ce Jésus, Dieu l’a ressuscité nous tous, nous en sommes témoins.  Élevé par la droite de Dieu, il a reçu du Père l’Esprit Saint qui était promis, et il l'a répandu sur nous, ainsi que vous le voyez et l’entendez   – Parole du Seigneur.

PSAUME Ps 15 (16), 1-2a.5, 7-8, 9-10, 11)

R/ Tu m’apprends, Seigneur, le chemin de la vie.
ou : Alléluia !
 (Ps 15, 11a)

Garde-moi, mon Dieu : j’ai fait de toi mon refuge. J’ai dit au Seigneur : « Tu es mon Dieu !
Seigneur, mon partage et ma coupe : de toi dépend mon sort. »

Je bénis le Seigneur qui me conseille : même la nuit mon cœur m’avertit.
Je garde le Seigneur devant moi sans relâche ; il est à ma droite : je suis inébranlable.

Mon cœur exulte, mon âme est en fête, ma chair elle-même repose en confiance :
tu ne peux m’abandonner à la mort ni laisser ton ami voir la corruption.

Tu m’apprends le chemin de la vie : devant ta face, débordement de joie !

À ta droite, éternité de délices !

DEUXIÈME LECTURE

Lecture de la première lettre de saint Pierre apôtre(1 P 1, 17-21)

Bien-aimés, si vous invoquez comme Père celui qui juge impartialement chacun selon son œuvre,
vivez donc dans la crainte de Dieu, pendant le temps où vous résidez ici-bas en étrangers.
    Vous le savez : ce n’est pas par des biens corruptibles, l’argent ou l’or, que vous avez été rachetés de la conduite superficielle héritée de vos pères, mais c’est par un sang précieux,
celui d’un agneau sans défaut et sans tache, le Christ.  Dès avant la fondation du monde, Dieu l’avait désigné d’avance et il l’a manifesté à la fin des temps à cause de vous. C’est bien par lui que vous croyez en Dieu, qui l’a ressuscité d’entre les morts et qui lui a donné la gloire ; ainsi vous mettez votre foi et votre espérance en Dieu.   – Parole du Seigneur.

Alléluia. Alléluia.
Seigneur Jésus, ouvre-nous les Écritures !
Que notre cœur devienne brûlant
tandis que tu nous parles.
Alléluia. (cf. Lc 24, 32)

Évangile de Jésus Christ selon saint Luc Lc 24, 13-35)

    Le même jour (c’est-à-dire le premier jour de la semaine), deux disciples faisaient route vers un village appelé Emmaüs, à deux heures de marche de Jérusalem, et ils parlaient entre eux de tout ce qui s’était passé. Or, tandis qu’ils s’entretenaient et s’interrogeaient. Jésus lui-même s’approcha,
et il marchait avec eux. Mais leurs yeux étaient empêchés de le reconnaître. Jésus leur dit :
« De quoi discutez-vous en marchant ?  Alors, ils s’arrêtèrent, tout tristes. L’un des deux, nommé Cléophas, lui répondit : « Tu es bien le seul étranger résidant à Jérusalem qui ignore les événements de ces jours-ci. » Il leur dit : « Quels événements ? » Ils lui répondirent : « Ce qui est arrivé à Jésus de Nazareth, cet homme qui était un prophète puissant par ses actes et ses paroles devant Dieu et devant tout le peuple :  comment les grands prêtres et nos chefs l’ont livré, ils l’ont fait condamner à mort et ils l’ont crucifié. Nous, nous espérions que c’était lui qui allait délivrer Israël.
Mais avec tout cela, voici déjà le troisième jour qui passe depuis que c’est arrivé.
    À vrai dire, des femmes de notre groupe nous ont remplis de stupeur. Quand, dès l’aurore, elles sont allées au tombeau.  elles n’ont pas trouvé son corps ; elles sont venues nous dire
qu’elles avaient même eu une vision : des anges, qui disaient qu’il est vivant.  Quelques-uns de nos compagnons sont allés au tombeau, et ils ont trouvé les choses comme les femmes l’avaient dit ;
mais lui, ils ne l’ont pas vu. »
    Il leur dit alors : « Esprits sans intelligence ! Comme votre cœur est lent à croire tout ce que les prophètes ont dit !  Ne fallait-il pas que le Christ souffrît cela pour entrer dans sa gloire ? »
    Et, partant de Moïse et de tous les Prophètes, il leur interpréta, dans toute l’Écriture,
ce qui le concernait.

    Quand ils approchèrent du village où ils se rendaient, Jésus fit semblant d’aller plus loin.  Mais ils s’efforcèrent de le retenir : « Reste avec nous, car le soir approche et déjà le jour baisse. » Il entra donc pour rester avec eux.

    Quand il fut à table avec eux, ayant pris le pain, il prononça la bénédiction et, l’ayant rompu, il le leur donna. Alors leurs yeux s’ouvrirent, et ils le reconnurent, mais il disparut à leurs regards. Ils se dirent l’un à l’autre : « Notre cœur n’était-il pas brûlant en nous, tandis qu’il nous parlait sur la route
et nous ouvrait les Écritures ?   À l’instant même, ils se levèrent et retournèrent à Jérusalem.
Ils y trouvèrent réunis les onze Apôtres et leurs compagnons, qui leur dirent :
    « Le Seigneur est réellement ressuscité : il est apparu à Simon-Pierre. »
    À leur tour, ils racontaient ce qui s’était passé sur la route, et comment le Seigneur s’était fait reconnaître par eux à la fraction du pain.

    – Acclamons la Parole de Dieu.

 

MEDITATION

Jésus ressuscité rejoint  deux  disciples au cœur de leur désarroi, de leur tristesse, de leurs illusions perdues.

Le Ressuscité ne s’impose pas. Ils ne savent pas que c’est lui. Il chemine avec eux.

Avec eux, il parcourt les annonces des prophètes et de tous les justes. Il leur manifeste combien en ce monde, le juste, l’ami de Dieu va à contre sens des propositions de réussites selon l’esprit du monde. Il attire sur lui, insultes, mépris, rejets et souvent il est mis à mort. C’est ce qui est arrivé à Jésus, le crucifié.

Les disciples, malgré leur effondrement, sont sensibles à ces paroles et leur cœur se laisse toucher.

Au soir tombant, ils désirent retenir leur hôte à table avec eux.

Là le compagnon de route partage le pain de leur quotidien.

Surprise, il reprend les gestes de la fraction du pain du dernier repas du crucifié.

« IL prend le pain, le bénit, le fractionne pour être partagé, le leur donne »

L’invité au repas devient le maître du repas.

Les hôtes deviennent les invités.

« Alors leurs yeux s’ouvrent, ils le reconnaissent, mais il disparait à leurs yeux ».

 

Je retiens :

Reconnaître le crucifié comme vivant ressuscité ne relève pas de la démonstration mais d’un cœur raisonné et raisonnable. « Esprits sans INTELLIGENCE comme vos CŒURS sont lents à croire.

Jésus ressuscité, n’est pas une chimère, ni un fantôme, ni un passe muraille ; il n’est pas davantage   une évidence, ni le résultat d’une démonstration. Il est celui qui nous rejoint au plus profond de nos obscurités, de nos impasses, de nos déroutes. Il s’y inscrit et les illumine, les transfigure. Il ouvre d’autres horizons. Dans nos horizontalités, il dresse la verticalité.

Il unifie en moi : le cœur et la raison, la raison et le cœur. A chacun son point de départ…… L’important : « Avance au large et jette tes filets ».

Le Ressuscité ne sera jamais notre propriété, physique ni spirituelle. Nous ne pourrons jamais le retenir. « Ne me retiens pas, dit-il à Marie-Madeleine, mais va m’annoncer ».

IL est là, mais à nous de jouer.

Humilité, discrétion du Ressuscité qui,  comme  Dieu,  se retire pour nous donner d’avancer.

Mais, par lui, et avec lui nous devenons vrai homme, héritier de la vie de Dieu.

 

En prière, je peux reprendre le psaume.

Ou / et cette prière du pape François

 

De l’orgueil et de la présomption de se passer de Toi

R. Libère-nous, ô Seigneur

Des filets de la peur et de l’angoisse

R. Libère-nous, ô Seigneur

De l’incrédulité et du désespoir

R. Libère-nous, ô Seigneur

De la dureté du coeur et de l’incapacité d’aimer

R. Libère-nous, ô Seigneur

Sauve-nous, ô Seigneur

De tous les maux qui affligent l’humanité

R. Sauve-nous, ô Seigneur

De la faim, de la famine et de l’égoïsme

R. Sauve-nous, ô Seigneur

Des maladies, des épidémies et de la peur du frère

R. Sauve-nous, ô Seigneur

De la folie dévastatrice, des intérêts inhumains et de la violence

R. Sauve-nous, ô Seigneur

De la tromperie, de la désinformation et de la manipulation

des consciences

R. Sauve-nous, ô Seigneur

Console-nous, ô Seigneur

Regarde ton Eglise, qui traverse le désert

R. Console-nous, ô Seigneur

Regarde l’humanité, terrifiée par la peur et l’angoisse

R. Console-nous, ô Seigneur

Regarde les malades et les mourants, opprimés par la solitude

R. Console-nous, ô Seigneur

12

Regarde les médecins et les agents de santé, épuisés par

la fatigue

R. Console-nous, ô Seigneur

Regarde les politiciens et les administrateurs, qui portent

le poids des choix

R. Console-nous, ô Seigneur

Donne-nous ton Esprit, ô Seigneur

À l’heure de l’épreuve et de la désorientation

R. Donne-nous ton Esprit, ô Seigneur

Dans la tentation et dans la fragilité

R. Donne-nous ton Esprit, ô Seigneur

Dans la lutte contre le mal et le péché

R. Donne-nous ton Esprit, ô Seigneur

Dans la recherche du vrai bien et de la vraie joie

R. Donne-nous ton Esprit, ô Seigneur

Dans la décision de rester en Toi et dans ton amitié

R. Donne-nous ton Esprit, ô Seigneur

Ouvre-nous à l’espérance, ô Seigneur

Si le péché nous opprime

R. Ouvre-nous à l’espérance, ô Seigneur

Si la haine ferme nos coeurs

R. Ouvre-nous à l’espérance, ô Seigneur

Si la douleur nous visite

R. Ouvre-nous à l’espérance, ô Seigneur

Si l’indifférence nous angoisse

R. Ouvre-nous à l’espérance, ô Seigneur

Si la mort nous anéantit

R. Ouvre-nous à l’espérance, ô Seigneur.