Résurrection

Résurrection

L’Amour triomphe de la mort

Nous sommes remis debout

 

Jésus est bien mort

« Jésus, criant d’une voix forte, rendit l’esprit » Matthieu 27, 50 Jésus est bien mort. Il a bien assumé notre condition humaine jusqu’à son dernier souffle. Et selon des prophéties anciennes annonçant le jugement dernier, Matthieu écrit : « Les tombeaux s’ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent "Matthieu 27, 52

 

Au matin de Pâques, les femmes découvrent le tombeau vide.

Jésus n’est pas là, parmi les morts’.  Matthieu 27, 52.

 

Alors que les femmes allaient au sépulcre embaumer un mort, c’est un nouveau tremblement de terre, un nouvel ébranlement qui leur fait voir l’inattendu, une autre dimension de la personne de Jésus.  

« Et voilà qu’il se fit un grand tremblement de terre. Matthieu 28,2. » L’ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s’assit dessus Mattieu 28,2 ». Comment mieux affirmer la domination de Dieu sur la mort ? « Ils furent bouleversés, devinrent comme morts ».28,4 Mais l’ange dit aux femmes : « Soyez sans crainte, VOUS ! Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n’est pas ici, car il est ressuscité, comme il avait dit ! » Matthieu 28,5

De fait, Jésus l’avait dit à trois de ses apôtres en descendant la montagne de la Transfiguration. Et ils se demandaient :  que signifie « Ressusciter d’entre les morts ? » Marc, 9,10.

 

 « Ressusciter d’entre les morts » ?

Est-ce sortir de son tombeau ?

 

Si le « tombeau » est le signe de l’enfermement, de la peur, de la solitude, du manque de liberté, le lieu des pleurs et des lamentations, de l’esclavage de l’argent et du pouvoir, du refus de Dieu et des autres, c’est-à-dire du péché, alors, l’Evangile nous révèle que Jésus a ouvert beaucoup de tombeaux et en a appelé beaucoup à en sortir.

Bien sûr nous pensons d’abord à Lazare, l’ami que Jésus à retirer de son tombeau : « Lazare, sors ! Jean11,43. Jésus ordonne à ceux qui l’entourent de lui enlever les bandelettes qui l’enserrent et de le laisser aller.

 Au cours de la vie de Jésus, combien sont-ils ceux qui ont été sortis de leurs tombeaux et défaits de liens qui les enchaînent.

-          Pensons à Nicodème qui, par peur, vient de nuit à la rencontre de Jésus. Jésus l’invite à renaître au grand jour, de venir à la lumière par un baptême de renaissance. « Nul, s’il ne renaît d’eau et d’esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu » Jean 3, 5.

-          Pensons à cette veuve, en plein deuil.    Elle accompagne son fils unique à sa dernière demeure. Jésus le lui rend vivant.

-          Pensons à Bar Timée, assis au bord de la route, mendiant, aveugle. On cherche à le faire taire. Jésus dit : « Appelez-le ». Non seulement il le délivre de sa cécité, mais il le remet sur la route, à sa suite.

-          Pensons aux dix lépreux libérés de leur lèpre.

-          Pensons à l’aveugle-né, né dans ou du péché,  selon son entourage.  Jésus l’amène à la vue. L’ancien aveugle proclame à qui veut l’entendre que Jésus est son libérateur et qu’il vient de Dieu.

-          Pensons à la femme de Samarie libérée d’un culte trop terre à terre pour en venir à une adoration en esprit et vérité.

-          A la pécheresse, il dit : « Va, et ne pèche plus »

-          A Zachée, « Aujourd’hui, le salut est entré dans cette maison »

-          Pensons à Marthe, esclave des tâches matérielles, invitée à regarder vers sa sœur assisse au pied du Seigneur.

-          Pensons à Marthe et Marie enfermées dans leur deuil, dans la maison des pleurs, à la mort de leur frère Lazare. Jésus les amène à sortir de cette maison funèbre et de regarder vers celui qui est la Résurrection et la Vie.

-          Jésus porte un regard plein d’amour et de tendresse sur Pierre qui vient de le renier.

-          Au malfaiteur reconnaissant, Jésus ouvre la porte du paradis : « Aujourd’hui, avec moi, tu seras en paradis ».

Aussi après tant de guérisons physiques, morales, spirituelles, après tant de libérations d’enfermements physiques, moraux, spirituels, la mort pouvait-elle retenir Jésus en son pouvoir ? Dieu ne pouvait que relever d’entre les morts celui qui avait mis en lui sa confiance jusqu’en son dernier souffle pour donner la vie à ses frères.  

 

Il est ressuscité Matthieu 28,6

Avec lui, nous ressuscitons.

Il nous précède en Galilée. Matthieu 28,7 ; Marc 16, 7

 

   De la lettre de saint Paul aux chrétiens de Rome : 6, 3-9

 Ne le savez-vous pas ? Nous tous qui par le baptême avons été unis au Christ Jésus, c’est à sa mort que nous avons été unis par le baptême

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 Si donc, par le baptême qui nous unit à sa mort, nous avons été mis au tombeau avec lui, c’est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, comme le Christ qui, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d’entre les morts.

 

 Car, si nous avons été unis à lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons aussi par une résurrection qui ressemblera à la sienne.

 

Nous le savons : l’homme ancien qui est en nous a été fixé à la croix avec lui pour que le corps du péché soit réduit à rien, et qu’ainsi nous ne- soyons plus esclaves du péché.  Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec lui. Nous le savons en effet : ressuscité d’entre les morts, le Christ ne meurt plus ; la mort n’a plus de pouvoir sur lui.

 

 

AUJOURD’HUI, la Résurrection de Jésus est notre Espérance

 

Elle est notre joie.

Elle nous dit toute notre dignité

Elle dit la dignité de tout être humain dont le Christ partage la vie.

 

Elle donne à notre vie sa dimension d’éternité.